La Suisse et l’Éthiopie collaborent pour faciliter l’exécution des renvois forcés

La Suisse et l’Éthiopie ont signé un accord qui va permettre à la Suisse de procéder à des renvois forcés de requérant∙e∙s d’asile débouté∙e∙s vers ce pays. L’Éthiopie s’est également engagée à faciliter l’établissement de la nationalité de ses ressortissant∙e∙s. D’après le communiqué de presse, il y aurait 300 personnes provenant d’Éthiopie frappées d’une décision de renvoi exécutoire en Suisse. Amnesty international signale pourtant dans ce pays des cas de torture et d’autres mauvais traitements, des procès inéquitables et des violations des droits à la liberté d’expression et d’association. En décembre 2018, l’OSAR a publié un communiqué dans lequel il s’inquiète de la collaboration entre le SEM et les services secrets éthiopiens. Les situations de « Yared », opposant politique détenu et maltraité, et de « Asta », enfant victime d’excision et de viol, montrent les difficultés que peuvent rencontrer les personnes originaires de ce pays pour faire valoir leurs motifs d’asile en Suisse.

 

Sources : Communiqué du SEM La Suisse et l’Éthiopie règlent leur collaboration dans le domaine du retour, 16.01.2019 ; OSAR, Éthiopie: est-il vraiment urgent de renvoyer les demandeurs d’asile déboutés?, 05.12.2018.

Cas relatifs

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Détenu mineur en Bulgarie, le TAF confirme malgré tout son renvoi de Suisse

Baram*, kurde de Syrie tout juste majeur, demande l’asile en Suisse en septembre 2021. Il explique notamment avoir été détenu durant deux mois en Bulgarie alors qu’il était encore mineur – ce qui l’a empêché de bénéficier de la protection due aux mineur·es, notamment le droit de rejoindre sa famille en Suisse. Il invoque également des problèmes de santé psychique. Sa demande est rejetée par le SEM en novembre 2021, qui ordonne son renvoi en Bulgarie au motif qu’il y possède une protection subsidiaire. Le TAF admet le recours de Baram* et renvoie la cause au SEM pour plus d’investigations. Plus d’un an après, le SEM rend une nouvelle décision de non-entrée en matière et de renvoi vers la Bulgarie. Baram* dépose un nouveau recours, rejeté par le TAF qui confirme la décision du SEM
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Après 4 ans éprouvants, une mère et sa fille reçoivent une admission provisoire

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