Un hiver rude dans des logements mal équipés

Dans une pétition datée du 28 novembre 2010, les habitants du foyer du Grand-Saconnex dénoncent des conditions de logement inappropriées pour passer l’hiver. Depuis l’arrivée du froid, la défaillance des équipements ménagers et des installations de chauffage touche particulièrement les familles qui écrivent : « nos enfants tombent trop souvent malades. La température, de jour comme de nuit, est nettement au-dessous de 16 °C ». Les murs ne sont pas isolés et la dimension des fusibles ne permet pas l’usage de bouilloires ou de chauffage d’appoint. De plus, la présence de blattes et de rats, dans la cuisine et dans les chambres, rend les conditions d’hygiène inacceptables. Par ailleurs, la cuisinière sans four que partagent dix familles est de dimension trop petite, sans compter l’insuffisance du chauffe-eau utilisé par plus de 60 personnes par étage : la température de l’eau chaude ne dépasse pas les 22 °C et sa capacité est insuffisante pour permettre à tout le monde de prendre des douches.

Source : pétition du foyer du Grand-Saconnex

Cas relatifs

Cas individuel — 12/12/2017

Elle quitte l’Italie à 2 ans. Aujourd’hui retraitée, elle risque le renvoi

Francesca, 64 ans, risque un renvoi vers l’Italie qu’elle a quitté à l’âge de 2 ans. Elle aurait dû obtenir un permis B lorsqu’elle travaillait mais celui-ci ne lui a pas été accordé. A sa retraite, le SEM nie son droit de demeurer en Suisse, pourtant prévu par l’ALCP. Parallèlement, une longue procédure doit être menée pour obtenir les prestations financières auxquelles elle a droit.
Cas individuel — 16/05/2017

Le SEM ne le reconnaît pas comme mineur et lui refuse l’asile par erreur

Requérant d’asile afghan de 16 ans, « Imran » n’est pas reconnu comme mineur par le SEM. Il est ainsi contraint de vivre avec des adultes, situation stressante et effrayante pour lui, qui souffre déjà de problèmes psychiques et d’insomnies. De plus, le SEM rejette sa demande d’asile et rend une décision de renvoi. Suite à un recours au TAF, le SEM finit par reconsidérer sa décision, admet la minorité, la qualité de réfugié et lui octroie l’asile.
Cas individuel — 07/05/2014

Malgré l’impossibilité du renvoi, une famille passe 4 ans à l’aide d’urgence

Menacé en Palestine, « Issam » prend la fuite avec sa femme « Samra ». La Suisse leur refuse l’asile en 2003, décision confirmée sur recours en 2009. L’ODM, informé dès 2009 que le retour en Cisjordanie est rendu impossible par les accords d’Oslo, ne statue sur leur demande de réexamen qu’en avril 2014, malgré les graves problèmes psychiques de « Samra ». En attendant, le couple et ses 3 enfants seront restés 4 ans à l’aide d’urgence.