Quand la pauvreté mène en prison

Suisse, 29.12.2025 – Dans notre Panorama n°6, nous avons pu établir les liens entre absence de statut de séjour sur le territoire suisse et risque de se trouver emprisonné. Une enquête réalisée par le blick.ch révèle cette fois les liens entre pauvreté (endettement) et détention. Ainsi, près de la moitié des personnes incarcérées le seraient pour amende non payée. 

Sources: blick.ch, «Les prisons suisses sont saturées pour des amendes impayées», 28.12.2025 ; 24heures, «En Suisse, 42% des détenus sont emprisonnés pour des amendes impayées», 29.12.2025.

Voir également: ODAE romand, «Quand le statut fait la peine: la détention des personnes étrangères en Suisse», Panorama n°6, décembre 2023.

Cas relatifs

Cas individuel — 17/12/2025

Abus de pouvoir au poste de police Carl Vogt lors d'une détention administrative avant un renvoi

«Je continue mes études, passe mes examens, mais je ne sais pas ce qui va se passer ensuite. C’est épuisant!»
Cas individuel — 04/11/2025

Il n’est pas soigné pour son hépatite B malgré le risque de cirrhose, parce que son renvoi entrainera une interruption du traitement

John* est atteinte d'une hépatite B avec risque de développement en Cirrhose. Un traitement médical est nécessaire. Cependant, John* étant détenu dans l'attente de son renvoi, le traitement n'est pas instauré en raison des risques que causerait son interruption.
Cas individuel — 04/11/2025

La détention comme seul moyen d’accéder à un traitement du VIH

Âgé de 41 ans, Karim* vit avec le VIH, des dépendances et des troubles psychiatriques. Suite au rejet de sa demande d'asile, il se retrouve à la rue et sans assurance-maladie. Faute d’accès aux soins, il commet des petits délits pour être incarcéré et ainsi accéder à un traitement.
Cas individuel — 04/11/2025

Privé de soins parce qu’il n’a pas encore été condamné

Sofiane* est placé en détention préventive. Lors de la visite médicale d'entrée en prison, les médecins détectent qu'il souffre d'une maladie rénale lui causant d'importantes douleurs. Une opération aurait de bonne chances de succès. Seulement, comme Sofiane* est en détention avant jugement, il n'est pas affilié à l'assurance maladie - contrairement aux personnes en exécution de peine. L'opération n'est donc pas réalisée en raison de son coût.