Publication d’un guide des bonnes pratiques pour l’accueil des réfugié·e·s LGBTI

Un guide pratique pour l’accueil des réfugié·e·s LGBTI vient d’être publié dans le cadre du projet Asile LGBT Genève de la Coordination asile.ge. Alors que le nombre de demandes d’asile déposées pour des motifs liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre est en augmentation, les personnes en charge de l’accueil ne répondent pas toujours de façon adaptée aux besoins de ce groupe difficilement identifiable. La brochure publiée entend sensibiliser sur les vulnérabilités particulières des personnes LGBTI en quête de protection. Elle donne aux professionnel·le·s de l’asile, à qui elle s’adresse prioritairement, des informations théoriques et des outils pratiques afin de garantir un accueil inclusif dans leurs structures.

Sources : la brochure Réfugié·e·s LGBTI – guide pratique pour un accueil inclusif et égalitaire ; la brève du 12.01.2017

Cas relatifs

Cas individuel — 12/12/2017

Elle quitte l’Italie à 2 ans. Aujourd’hui retraitée, elle risque le renvoi

Francesca, 64 ans, risque un renvoi vers l’Italie qu’elle a quitté à l’âge de 2 ans. Elle aurait dû obtenir un permis B lorsqu’elle travaillait mais celui-ci ne lui a pas été accordé. A sa retraite, le SEM nie son droit de demeurer en Suisse, pourtant prévu par l’ALCP. Parallèlement, une longue procédure doit être menée pour obtenir les prestations financières auxquelles elle a droit.
Cas individuel — 16/05/2017

Le SEM ne le reconnaît pas comme mineur et lui refuse l’asile par erreur

Requérant d’asile afghan de 16 ans, « Imran » n’est pas reconnu comme mineur par le SEM. Il est ainsi contraint de vivre avec des adultes, situation stressante et effrayante pour lui, qui souffre déjà de problèmes psychiques et d’insomnies. De plus, le SEM rejette sa demande d’asile et rend une décision de renvoi. Suite à un recours au TAF, le SEM finit par reconsidérer sa décision, admet la minorité, la qualité de réfugié et lui octroie l’asile.
Cas individuel — 07/05/2014

Malgré l’impossibilité du renvoi, une famille passe 4 ans à l’aide d’urgence

Menacé en Palestine, « Issam » prend la fuite avec sa femme « Samra ». La Suisse leur refuse l’asile en 2003, décision confirmée sur recours en 2009. L’ODM, informé dès 2009 que le retour en Cisjordanie est rendu impossible par les accords d’Oslo, ne statue sur leur demande de réexamen qu’en avril 2014, malgré les graves problèmes psychiques de « Samra ». En attendant, le couple et ses 3 enfants seront restés 4 ans à l’aide d’urgence.