Le Danemark accorde l’asile sans condition aux femmes originaires d’Afghanistan

30.01.2023, Danemark – Le 30 janvier dernier, la Commission d’appel des réfugiés danoise a annoncé que les requérantes d’asile afghanes obtiendraient systématiquement l’asile, car leurs droits sont menacés depuis le retour des talibans au pouvoir dans le pays. Cette décision a été prise suite à la sortie d’un rapport de l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (EUAA), qui conclut que les dégradations des conditions de vie pour les femmes en Afghanistan constituent une persécution au sens de la Convention pour les réfugié·exs.

Cette commission a également annoncé qu’elle allait réexaminer les dossiers des personnes venues d’Afghanistan (femmes et hommes) auxquelles elle a refusé l’asile après l’arrivée des talibans au pouvoir.

Sources: Le Monde, «Le Danemark va systématiquement accorder l’asile aux Afghanes», 30.01.2023 ; OSAR, «Afghanistan: derniers développements», 30.01.2023.

Voir également: EUAA, «Country Guidance: Afghanistan», janvier 2023 ; EUAA, «Afghanistan: Taliban restrictions on women and girls amount to persecution», 25.01.2023.

Cas relatifs

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Reconnue réfugiée, le TAF maintient la décision du SEM de ne pas lui accorder l’asile

Semhar*, ressortissante érythréenne, se voit confisquer ses terres après que son mari a fui le pays pour échapper au service militaire. Elle décide de fuir à son tour le pays mais est interceptée et emprisonnée. Elle subit de nombreux sévices durant les huit mois de sa détention. Peu après sa libération, elle parvient à sortir du pays. Elle demande l’asile en Suisse en 2021. Le SEM lui reconnaît la qualité de réfugiée mais lui refuse l’asile au motif que ses persécutions seraient uniquement liées à son départ d’Erythrée, et lui accorde uniquement une admission provisoire. Son recours auprès du TAF est rejeté en septembre 2025.
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"Avec les limites du permis F, je ne me sens pas complet"

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Débouté à deux reprises malgré des agressions homophobes attestées en Ukraine

Témoignage – Emir* quitte l’Ukraine en 2020 suite à des persécutions liées à son orientation sexuelle. En Suisse, sa demande d’asile est refusée par le SEM et son recours rejeté par le TAF. Il repart en Ukraine, où il subit de nouvelles violences. Revenu en Suisse, sa demande d’asile essuie le même refus des autorités.
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Ce n’est qu’après avoir rendu trois décisions différentes, dont une non-entrée en matière Dublin, que le SEM accorde l’asile à « Hiwet » et sa fille, trois ans après leur arrivée. Elles ont pourtant toujours invoqué les mêmes motifs d’asile.