La Commission nationale de prévention de la torture pointe du doigt des défaillances dans l’accueil des jeunes

Suisse, 04.07.2024 – Un des Centres fédéraux d’asile, la caserne des Rochat, s’est vue pointée du doigt par la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT), dans son rapport publié début juillet.

Selon la CNPT, le Centre, qui héberge des mineur·es non-accompagné·es, présente un manque de personnel socio-éducatif et d’encadrement, une identification des victimes de violence et de traite défaillante, et des problèmes avec les personnes en charge de la sécurité. Censée être utilisée temporairement, la caserne des Rochat est pourtant toujours en activité… 

Source: CNPT, «Les droits de l’enfant au cœur de l’activité de la CNPT», 04.07.2024 ; 24heures, «Mineurs non accompagnés. Un rapport épingle la caserne des Rochat (VD)», 05.07.2024 ; RTS.ch, «Contraintes, séparations… Ces traumas que vivent des enfants renvoyés de Suisse», 09.07.2024 ; le Courrier, «L’intérêt des enfants parfois négligé», 09.07.2024.

Cas relatifs

Cas individuel — 17/06/2026

L'ambassade suisse refuse les visas humanitaires pour une famille gazaouie au motif qu’elle ne serait pas en "danger manifeste"

Ayoub*, Hanan* et leurs trois enfants vivent dans des ruines, dans la bande de Gaza, depuis que les bombardements intensifs israéliens les ont forcés à quitter leur logement. La famille n’a ac-cès ni à l’eau potable, à une alimentation suffisante ni aux soins médicaux. Ayoub* souffre d’un diabète non traité et les enfants présentent de graves troubles psychologiques et des problèmes cutanés liés aux conditions de vie. Le fils de 11 ans, touché par un bombardement, souffre d’une paralyse partielle nécessitant des traitements spécialisés. Malgré la présence de proches en Suisse disposant de permis C et B et prêt·es à les accueillir, leur demande de visa humanitaire déposée en octobre 2025 est refusée par l’ambassade en octobre 2025 au motif de l’absence de danger manifeste. L’opposition adressée au SEM en décembre contre ce refus reste, à ce jour, sans réponse.
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«Mes enfants sont terrorisés. Je ne sais plus quoi faire ni comment arrêter ce calvaire.»

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Refus de reconnaissance d’une minorité et renvoi Dublin: le TAF dénonce la pratique des autorités suisses

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