Genève : les députés exigent que les requérants d’asile ne soient plus hébergés sous terre

Le 12 mars 2015 le Grand conseil genevois a adopté une motion urgente appelant à ce que les demandeurs d’asile ne soient plus logés dans des abris souterrains. L’appui des députés de différents bords politiques fait suite à la démarche entreprise par les habitants eux-mêmes. Depuis quelques mois, ceux-ci s’organisent afin de faire connaître leurs difficultés et d’interpeller l’Hospice général, institution cantonale chargée de leur hébergement et de leur suivi social (voir https://stopbunkers.wordpress.com/).

Il appartient maintenant au Conseil d’Etat de mettre en œuvre rapidement des mesures pour permettre de loger en surface des personnes qui, pour certaines, vivent depuis de longs mois sous terre dans des conditions de promiscuité et pâtissent d’un régime qui les prive de manière prolongée de sommeil et d’une alimentation saine et choisie (voir notre brève du 28.01.15).

Source : Proposition de motion pour mettre fin au recours aux abris de protection civile pour héberger des demandeurs d’asile, 20 février 2015

Cas relatifs

Cas individuel — 12/12/2017

Elle quitte l’Italie à 2 ans. Aujourd’hui retraitée, elle risque le renvoi

Francesca, 64 ans, risque un renvoi vers l’Italie qu’elle a quitté à l’âge de 2 ans. Elle aurait dû obtenir un permis B lorsqu’elle travaillait mais celui-ci ne lui a pas été accordé. A sa retraite, le SEM nie son droit de demeurer en Suisse, pourtant prévu par l’ALCP. Parallèlement, une longue procédure doit être menée pour obtenir les prestations financières auxquelles elle a droit.
Cas individuel — 16/05/2017

Le SEM ne le reconnaît pas comme mineur et lui refuse l’asile par erreur

Requérant d’asile afghan de 16 ans, « Imran » n’est pas reconnu comme mineur par le SEM. Il est ainsi contraint de vivre avec des adultes, situation stressante et effrayante pour lui, qui souffre déjà de problèmes psychiques et d’insomnies. De plus, le SEM rejette sa demande d’asile et rend une décision de renvoi. Suite à un recours au TAF, le SEM finit par reconsidérer sa décision, admet la minorité, la qualité de réfugié et lui octroie l’asile.
Cas individuel — 07/05/2014

Malgré l’impossibilité du renvoi, une famille passe 4 ans à l’aide d’urgence

Menacé en Palestine, « Issam » prend la fuite avec sa femme « Samra ». La Suisse leur refuse l’asile en 2003, décision confirmée sur recours en 2009. L’ODM, informé dès 2009 que le retour en Cisjordanie est rendu impossible par les accords d’Oslo, ne statue sur leur demande de réexamen qu’en avril 2014, malgré les graves problèmes psychiques de « Samra ». En attendant, le couple et ses 3 enfants seront restés 4 ans à l’aide d’urgence.