Enfants suisses privés de leur père et renvoyés de leur pays

Décembre 2007 – L’Observatoire a grandement oeuvré à la mise à jour de la problématique des enfants suisses de mères étrangères célibataires qui risquent le renvoi parce que l’ODM a prononcé celui de leur mère (voir le cas de “Meliane” et celui de “Léa”). Cette problématique a fait l’objet d’une interpellation parlementaire (un postulat) déposée le 19 décembre par le Conseiller national Ueli Leuenberger (GE / Verts). Le lendemain, Sylvie Arsever du journal Le Temps rédigeait un article sur cette problématique.

Cas relatifs

Cas individuel — 11/04/2016

Un père séparé de ses enfants après onze ans passés en Suisse

Père de deux garçons âgés de 7 et 9 ans, « Amosa » est en Suisse depuis onze ans. Les autorités ordonnent son renvoi sans prendre en considération l’intérêt supérieur de ses enfants avec qui il entretient une relation étroite.
Cas individuel — 19/01/2016

Refus de régularisation pour un ado de 17 ans qui ne connaît que la Suisse

« Toni », 17 ans, est né et a toujours vécu en Suisse avec sa mère « Elena » et y a accompli toute sa scolarité. La demande d’asile de sa famille avait été rejetée en 1998. En dépit de l’absence de liens avec la Macédoine, son pays d’origine qu’il connaît à peine, on refuse de régulariser leur séjour, notamment en raison de la situation financière d’« Elena ».
Cas individuel — 22/12/2009

Le renvoi est maintenu même s’il implique l’éclatement de la famille

Après 11 ans de séjour, «Rowena», travailleuse sans statut légal originaire des Philippines, se voit refuser un permis humanitaire. Malgré la naissance d’un enfant avec un ressortissant africain débouté de l’asile, les autorités persistent à la menacer d’un renvoi, au risque de faire éclater la famille qui s’est formée en Suisse.
Cas individuel — 11/06/2007

L'autorité la prive de son père pour pouvoir expulser sa mère

"Meliane", 2 ans, risque de devoir partir avec sa mère en Côte d’Ivoire, malgré les liens affectifs étroits noués avec son père suisse. L’ODM refuse en effet un permis humanitaire à sa mère. Pourtant "Meliane" est aujourd’hui suissesse.