Une association dénonce le manque d’accès aux soins pour les requérants hébergés dans les centres fédéraux

L’association Droit de rester a publié un article dans lequel elle cite plusieurs situations de personnes n’ayant pas eu accès aux soins médicaux prescrits alors qu’ils étaient hébergés dans un centre fédéral. Dans les cas relatés par l’association, des rendez-vous fixés par les médecins ont été annulés par les autorités du Centre et des personnes nécessitant un suivi médical ont passé plusieurs mois sans y avoir accès. L’absence de traduction lors de consultations médicales est également soulignée dans l’article, de même que l’accès difficile à l’information sur leur propre état de santé par les requérants. En effet, les personnes atteintes dans leur santé ne disposeraient d’aucun document attestant de leur situation médicale, ce qui est problématique notamment dans le cadre de leur défense juridique.

Source  : Droit de rester, Au centre fédéral, un accès difficile aux soins médicaux, 13.07.2017

Cas relatifs

Cas individuel — 12/12/2017

Elle quitte l’Italie à 2 ans. Aujourd’hui retraitée, elle risque le renvoi

Francesca, 64 ans, risque un renvoi vers l’Italie qu’elle a quitté à l’âge de 2 ans. Elle aurait dû obtenir un permis B lorsqu’elle travaillait mais celui-ci ne lui a pas été accordé. A sa retraite, le SEM nie son droit de demeurer en Suisse, pourtant prévu par l’ALCP. Parallèlement, une longue procédure doit être menée pour obtenir les prestations financières auxquelles elle a droit.
Cas individuel — 16/05/2017

Le SEM ne le reconnaît pas comme mineur et lui refuse l’asile par erreur

Requérant d’asile afghan de 16 ans, « Imran » n’est pas reconnu comme mineur par le SEM. Il est ainsi contraint de vivre avec des adultes, situation stressante et effrayante pour lui, qui souffre déjà de problèmes psychiques et d’insomnies. De plus, le SEM rejette sa demande d’asile et rend une décision de renvoi. Suite à un recours au TAF, le SEM finit par reconsidérer sa décision, admet la minorité, la qualité de réfugié et lui octroie l’asile.
Cas individuel — 07/05/2014

Malgré l’impossibilité du renvoi, une famille passe 4 ans à l’aide d’urgence

Menacé en Palestine, « Issam » prend la fuite avec sa femme « Samra ». La Suisse leur refuse l’asile en 2003, décision confirmée sur recours en 2009. L’ODM, informé dès 2009 que le retour en Cisjordanie est rendu impossible par les accords d’Oslo, ne statue sur leur demande de réexamen qu’en avril 2014, malgré les graves problèmes psychiques de « Samra ». En attendant, le couple et ses 3 enfants seront restés 4 ans à l’aide d’urgence.