Nos chroniques
L’ODAE romand publie régulièrement des chroniques dans Le Courrier sur des sujets d’actualité.
- «Russie: renvoi des déserteurs et incohérence politique suisse: Refusant de participer aux crimes de guerre commis par l’armée russe, Misha*, binational russo-ukrainien, fuit son pays. Les autorités suisses rejettent sa demande d’asile, rappelant que la désertion n’est pas un motif pertinent et arguant qu’«il relève en principe du droit légitime d’un État d’entretenir une armée et de recruter ses citoyens à cette fin». Si l’exclusion de la désertion comme motif d’asile était déjà incompréhensible en soi, l’histoire de Misha* en rappelle toute l’hypocrisie. Car comment qualifier autrement le fait de refuser protection à des objecteurs de conscience au nom du droit souverain d’un État de mobiliser ses citoyen·nes, tout en sanctionnant simultanément ce même État pour son agression militaire contre Ukraine? Publié le 23 décembre 2025.
- «18 ans: l’âge couperet des procédures d’asile: Un nouveau rapport de l’ODAE romand* documente les obstacles que rencontrent les personnes exilées pour obtenir un regroupement familial, ainsi que les atteintes aux droits de l’enfant qu’entraînent les politiques migratoires suisses. Exemple parmi d’autres, pour les jeunes demandeur·ses d’asile reconnues mineur·es par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), le passage aux 18 ans peut avoir des conséquences terribles. Rédigé par Raphaël Rey, publié le 27 octobre 2025.
- «La Suisse normalise le régime taliban: La Suisse a durci sa politique d’asile envers les Afghan·es, estimant que la situation dans le pays s’était «considérablement améliorée» depuis la reprise de pouvoir des talibans. Ce qui, selon l’ODAE, revient à «normaliser un régime considéré comme terroriste par l’ONU et bafouant allègrement les droits humains, afin de justifier le refoulement de celles et ceux qui le fuient». Eclairage». Publié le 1er septembre 2025.
- «Lorsque la nationalité suisse constitue un frein au regroupement familial: La naturalisation peut créer une discrimination à rebours en privant une personne de son droit initial à faire venir ses parents en Suisse». Rédigé par Nicola Lazazzera, publié le 7 juillet 2025.
- Cas individuel associé: «Refus de regroupement familial pour une famille avec double nationalité»
- «Présomption de majorité, selon les intérêts suisses: Les tests pour déterminer l’âge des requérant·es d’asile donnent des résultats peu fiables. Il n’empêche, la Suisse continue à y recourir. Malgré les conséquences sociales et juridiques entraînées liées aux erreurs d’évaluation. Eclairage.». Publié le 13 mai 2025.
- Cas individuels associés: «Le TAF réfute la validité du test osseux pour déterminer la majorité d’un mineur non accompagné» ; «Alors que la Suède avait reconnu sa minorité, la Suisse change sa date de naissance et prononce son renvoi» ; «Refus de reconnaissance d’une minorité et renvoi Dublin: le TAF dénonce la pratique des autorités suisses»
- «Quelle justice pour les personnes au statut précaire?: Pour une personne sans-papiers, il est périlleux de faire appel à la police pour réclamer justice, au risque d’une expulsion, d’une perte d’emploi ou de logement. Un «système inégalitaire qui met les femmes en danger», dénonce l’ODAE. Une table ronde sur ces questions a lieu prochainement à Carouge (GE)». Publié le 11 mars 2025.
- «Reconnaissance de génocide et droit d’asile: «Si les autorités d’asile suisses sont cohérentes, le caractère collectif des persécutions subies par l’ensemble de la population de Gaza devra leur être reconnu», avance l’Observatoire romand du droit d’asile et des étranger·ères, en établissant le parallèle avec la persécution collective des victimes et survivant·es du génocide de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine, reconnue par la Suisse». Publié le 20 janvier 2025.
- «« Sans nationalité », mais pas apatrides, les Sarahoui·es?: La Suisse «crée des apatrides», sans pour autant leur reconnaître juridiquement ce statut, avance l’ODAE. Illustration de cet état de fait avec les cas de deux réfugiés sarahouis». Publié le 6 novembre 2024.
- «Vivre à Genève en ne parlant qu’anglais, un privilège de diplomate? : L’ODAE a suivi le cas d’Analyn. Cette travailleuse philippine anglophone, après vingt ans passés à Genève et une régularisation Papyrus, a perdu son permis de séjour parce que son niveau de français n’était pas le bon. Témoignage». Publié le 26 septembre 2024.
- «La vie familiale d’une enfant jugée contraire à l’intérêt de la Suisse : Les limites drastiques du droit au regroupement familial condamnent une adolescente de 14 ans à demeurer loin de ses parents, titulaires d’un permis de séjour en Suisse». Publié le 19 août 2024.
- Cas individuel associé: «Une enfant mineure interdite de vivre avec ses parents, au motif que sa demande est trop tardive».
- «Palestinien·nes en Suisse: apatrides ou réfugié·es ? : Pour des raisons historiques, les réfugié·es palestinien·nes ont été exclu·es de la Convention sur les réfugiés (CR) et de celle sur l’apatridie1, au moment de leur rédaction dans les années 1950. A l’époque, l’enjeu était de ne pas enterrer le droit au retour des Palestinien·nes et la revendication d’une nationalité palestinienne. En contrepartie, un organisme spécifique a été créé – l’UNRWA – avec vocation d’assurer leur protection dans une situation pensée comme temporaire». Publié le 16 juillet 2024.
- «Sans-papiers et surpopulation carcérale : Dans un rapport de janvier dernier, la Commission des visiteurs du Grand Conseil vaudois a dénoncé encore une fois la surpopulation carcérale et le recours illicite aux zones carcérales. Deux aspects qui frappent particulièrement les personnes sans-papiers, relève l’Observatoire romand du droit d’asile et des étranger·ères (ODAE)». Publié le 23 mai 2024.
- Cas individuel associé: «Emprisonné à trois reprises dans des conditions reconnues illicites par le Tribunal fédéral. Cas-témoignage».