Rapports thématiques
4 septembre 2012
Renvois et accès aux soins
Enjeux juridiques et conséquences sur le plan humain de la pratique suisse en matière de renvois d’étrangers à la santé précaire
Publié en collaboration avec le Groupe sida Genève, ce rapport se fonde sur 8 cas concrets, lesquels font état de sérieux dysfonctionnements dans le traitement des demandes de permis humanitaire ou d’admission provisoire pour motif médical – cela même dans les cas les plus graves.
Mises à jour après la publication du rapport
19.11.2012 – Lulja, dont le cas est décrit dans le rapport, a finalement obtenu une admission provisoire. Dans son arrêt du 22 octobre 2012, le TAF a estimé que sa situation révélait une « conjonction de facteurs particulièrement défavorables ». Il a souligné qu’il n’y avait « aucune raison solide de s’écarter des avertissements réitérés par les médecins spécialistes en charge de la recourante ». Au total il aura fallu fournir huit rapports médicaux et deux rapports d’enquête sur la situation au Kosovo avant que le Tribunal n’admette les risques encourus par Lulja en cas de renvoi vers son pays d’origine.
10.01.2013 – Une autorisation de séjour pour cas de rigueur a finalement été octroyée à Halida, dont le cas est décrit dans le rapport. Le 19 novembre 2012, l’OCP a adressé une demande de permis B humanitaire (art. 14 al. 2 LAsi) à l’ODM. Ce dernier a donné son feu vert le 6 décembre 2012. Pour le mandataire, l’interpellation parlementaire déposée en février 2012 et fondée sur la fiche de l’ODAE-romand (voir la rubrique impact) a eu un impact décisif sur l’issue de la procédure.
14 mai 2012
Femmes étrangères victimes de violences conjugales - 2e édition actualisée
Suite à la publication de notre premier rapport thématique sur cette question en mars 2011, dont la version papier s’est rapidement épuisée, il s’est avéré utile de le mettre à jour et de le réimprimer. En effet, la problématique du rapport reste tout à fait d’actualité. Si la jurisprudence et les textes de mise en œuvre (ordonnance et directive ODM) relatifs à l’art. 50 LEtr ont évolué depuis l’entrée en vigueur de cette disposition, quelques nouveaux cas récents documentés par l’ODAE romand démontrent que de sérieuses difficultés subsistent pour faire renouveler son permis de séjour lorsqu’on quitte son conjoint en raison des violences conjugales subies.
Cette réédition a été rendue possible grâce au généreux soutien de plusieurs associations membres du Groupe de travail "Femmes migrantes et violences conjugales" : le Centre de Contact Suisses-Immigrés (CCSI) Genève, le Centre Suisses-Immigrés Valais (CSI Valais), La Fraternité du Centre social protestant – Vaud (CSP-VD), Solidarité Femmes Genève et Camarada.
10 mai 2012
Le regroupement familial et les limitations au droit à la vie familiale
Dans leur premier rapport commun, l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE romand), l’Observatoire suisse du droit d’asile et des étrangers (ODAE-Suisse), ainsi que l’Observatoire du droit d’asile et des étrangers de Suisse orientale (BAAO), se sont penchés sur la problématique du droit au regroupement familial.
Ce rapport illustre, sur la base de cas réels, l’impact humain des obstacles rencontrés par les migrant-e-s et les Suisse-sse-s, lorsqu’ils souhaitent faire venir en Suisse les membres étrangers de leur famille. Les cas documentés par les Observatoires font état d’inégalités et de difficultés majeures dans l’accès au regroupement familial. Alors que certaines d’entre elles découlent directement de la loi, d’autres s’inscrivent dans une application particulièrement restrictive, voire abusive du droit existant.
Rapport Le regroupement familial et les limitations au droit à la vie familiale
Une version est également disponible en allemand
3 mars 2011
Femmes étrangères victimes de violences conjugales
Les femmes étrangères qui sont victimes de violences conjugales ne peuvent toujours pas être certaines d’obtenir le renouvellement de leur permis de séjour si elles quittent leur mari violent. Un grand nombre d’entre elles préfèrent donc taire les violences subies plutôt que de risquer un renvoi.
Nos autorités ne devraient-elles pas davantage chercher à protéger ces victimes ? Combien de femmes restent dans une situation de violence par peur de perdre leur autorisation de séjour et de risquer l’expulsion ?
Basé sur une série de cas concrets, ce nouveau rapport de l’ODAE romand présente les différents aspects de cette problématique trop peu connue.
Le rapport a été rédigé en collaboration avec le Groupe de travail "Femmes migrantes et violences conjugales", composé d’individus et de représentant-e-s des associations suivantes : le Centre de Contact Suisses-Immigrés (CCSI), le Centre Suisses-Immigrés Valais (CSI Valais), La Fraternité du Centre social protestant – Vaud (CSP-VD), l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Solidarité Femmes Genève, Camarada, Collectif "Les Sorcières en colère", F-Information et le Syndicat Interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT).
Mises à jour après la publication du rapport
27.06.2011 - Mme Douno, dont le cas est décrit dans le rapport, a finalement obtenu le permis B en mars 2011. Elle avait en effet déposé une deuxième demande de réexamen de son cas, dans laquelle elle invoquait à la fois la violence conjugale dont elle avait été victime, les conséquences de cette violence sur son état de santé, les risques en cas de retour en Ethiopie, et enfin la naissance de son enfant de nationalité suisse. Cette demande faisait aussi référence aux recommandations du Comité onusien pour l’Elimination de toutes les formes de discriminations en vers les femmes. Suite à cette demande, l’ODM décide finalement de lui octroyer un permis B. Enfin soulagée, Mme Douno aura dû lutter des années durant pour dénoncer publiquement et politiquement la double discrimination dont elle s’estimait victime : en tant que femme et en tant qu’étrangère.
Documents joints
-
- Rapport "Femmes étrangères victimes de violences conjugales" - PDF, 828.8 ko
