Brillant étudiant, « Rami », ressortissant syrien, est admis à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Pouvant être accueilli et soutenu financièrement par sa tante suisse, il demande un visa pour étudier en Suisse. L’ODM refuse au motif que « Rami » pourrait être tenté de rester ici et qu’un retour forcé dans son pays ne serait pas aisé.
« Emmanuel » vit en Suisse depuis l’âge de 7 ans avec une carte de légitimation du DFAE. Son père repart en Afrique lorsqu’il a 15 ans, et le laisse chez un collègue afin qu’il finisse sa scolarité ici. À cause de lenteurs administratives, « Emmanuel » n’obtient pas de permis B pour enfants placés, et le permis B humanitaire lui est refusé par l’ODM, puis par le TAF.
« Mirana » a été élevée depuis sa naissance par son oncle et sa tante, auxquels ses parents naturels l’ont confiée. Mais sa situation en Suisse n’a pas été régularisée. Alors qu’elle a 5 ans, le TAF décide de la renvoyer en Afrique, alors que le canton, l’Office de la jeunesse et la pédiatre sont favorables au placement.
Elevés par leur mère, « Felipe » et « Miguel » ont cinq et treize ans quand celle-ci décède. Leur tante, ressortissante helvétique, obtient leur tutelle et cherche à les faire venir en Suisse. L'ODM refuse. « Miguel » décède à son tour, laissant son frère de huit ans livré à lui-même. L'ODM persiste et signe : « Felipe » ne viendra pas en Suisse. Le TAF lui donne raison.
Après l'obtention de son diplôme d'ingénieur, « Juan », originaire du Pérou, envisage un master en informatique à l'Université de Genève. Il demande le renouvellement de son permis, mais l'OCP refuse, en s’appuyant sur la législation restrictive qui prévaut. Un recours a été déposé.
À la mort de sa tutrice, "Malika", jeune pupille de l’Etat algérien, est confiée à "Karim", un compatriote installé à Genève et naturalisé suisse, qui finançait son éducation. Mais les autorités suisses refusent d'accorder une autorisation d'entrée et de séjour à "Malika".
"Yllka" a grandi avec sa belle-mère et ses demi-frères et sœurs. Tous rejoignent le père de famille, titulaire d’un permis C, qui demande le regroupement familial. Le permis n’est refusé qu’à "Yllka", majeure, qui est sensée retourner seule au Kosovo.